18/05/2017 | 16:21 Dans un marché
parisien déjà frappé par une sévère vague d'aversion pour le risque, les
valeurs exposées au Brésil ont des circonstances aggravantes
aujourd'hui. CNP Assurances perd 7,55%, Edenred 5,26%, Vallourec 4,87%
Casino 4,47% et Elis 3,8%. Concernant ces deux derniers, l'agitation au
Brésil n'est sans doute qu'une partie de l'explication de leur baisse :
Invest Securities a dégradé sa recommandation sur Casino tandis qu'Elis
s'est fait éconduire par Berendsen à qui il a fait deux offres de
rapprochement. Les investisseurs préfèrent donc céder c...
18/05/2017 | 16:21 Dans un marché
parisien déjà frappé par une sévère vague d'aversion pour le risque, les
valeurs exposées au Brésil ont des circonstances aggravantes
aujourd'hui. CNP Assurances perd 7,55%, Edenred 5,26%, Vallourec 4,87%
Casino 4,47% et Elis 3,8%. Concernant ces deux derniers, l'agitation au
Brésil n'est sans doute qu'une partie de l'explication de leur baisse :
Invest Securities a dégradé sa recommandation sur Casino tandis qu'Elis
s'est fait éconduire par Berendsen à qui il a fait deux offres de
rapprochement. Les investisseurs préfèrent donc céder ces titres
alors que la probabilité que le président brésilien "aille au bout de
son mandat a significativement baissé", note Nomura dans une note sur le
sujet publiée aujourd'hui.Michel Temer pourrait en effet être
une nouvelle victime de l'affaire de corruption qui ébranle le système
politique brésilien depuis deux ans. Selon des médias locaux, Temer
aurait fait en sorte de faire taire le président du Parlement brésilien,
Eduardo Cunha, lui-même en prison dans cette affaire, et de le forcer à
stopper sa coopération avec les enquêteurs. Le journal O Globo évoque
un enregistrement qui corrobore ces accusations.Le real et la Bourse dévissent au Brésil"Naturellement,
beaucoup d'incertitudes perdurent dans cette affaires et il est
indispensable de rester prudent. Cependant, en considérant que cet
enregistrement existe bien, il pourrait non seulement empêcher toute
action du gouvernement mais en plus susciter des discussions à propos
d'une démission ou d'une destitution du président", craint Nomura.
L'analyste ajoute qu'aucune alternative ne se distingue pour l'heure
concernant un éventuel remplacement du président Temer avant le terme de
son mandat, en 2018.La suspicion risquerait notamment de
distraire l'attention du gouvernement et de l'opinion de la nécessité de
mener à bien les réformes des retraites et des impôts au Brésil. Le
réal risque aussi de dévisser - il cote actuellement 3,396 reais pour un
dollar alors que Nomura le voyait à 3,40 reais d'ici la fin de l'année -
ce qui, ajouté à l'incertitude fiscale, risque de faire remonter les
anticipations d'inflation. Dans ce contexte, la Banque centrale du
Brésil aura sans doute plus de difficulté à maintenir son rythme
d'assouplissement monétaire alors même que le pays peine à sortir de
récession.Ce jeudi, l'indice boursier du Brésil, le Bovespa, décroche de 10,5%, à son plus bas niveau de l'année.Edenred, CNP Assurances, Casino Guichard, Elis, Vallourec
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