(AOF) - Rubis a fait état lundi après la clôture d'un chiffre d'affaires de 669 millions d'euros au premier trimestre, en repli de 12% en glissement annuel. Le spécialiste de l'aval pétrolier et chimique a été pénalisé pêle-mêle par la sortie de l'Allemagne de son périmètre en juillet dernier, le recul des cotations du propane de 4% en dollar américain, la diminution de la parité euro/dollar, elle aussi de 4%, et des conditions climatiques défavorables.
L'indice de rigueur hivernale en France s'est en effet replié de 20 % par rapport à 2013, soit un plus bas depuis 50 ans, ...
(AOF) - Rubis a fait état lundi après la clôture d'un chiffre d'affaires de 669 millions d'euros au premier trimestre, en repli de 12% en glissement annuel. Le spécialiste de l'aval pétrolier et chimique a été pénalisé pêle-mêle par la sortie de l'Allemagne de son périmètre en juillet dernier, le recul des cotations du propane de 4% en dollar américain, la diminution de la parité euro/dollar, elle aussi de 4%, et des conditions climatiques défavorables.
L'indice de rigueur hivernale en France s'est en effet replié de 20 % par rapport à 2013, soit un plus bas depuis 50 ans, avec une situation comparable en Europe continentale.
Dans le détail, la division Energie a généré 587 millions d'euros de revenus au premier trimestre, soit une baisse de 11% par rapport au premier trimestre 2013. Les zones Europe, Caraïbes et Afrique ont enregistré des ventes de respectivement 123,3 millions d'euros (-23%), 424,9 millions (-7%) et 38,8 millions (-8%).
Le chiffre d'affaires de la division Terminal est, lui, ressorti à 81,9 millions d'euros (-19% en glissement annuel), dont 34 millions pour le stockage de produits liquides (+9%) et 47,8 millions pour le négoce de produits pétroliers (-32%).
AOF - EN SAVOIR PLUS
Les points forts de la valeur
- Numéro un français du stockage de fioul et GPL (15 % du marché national) et de la distribution de GPL (5 % du marché) ;
- Historique de croissance remarquable ;
- Forte diversité des débouchés, tournés vers des besoins primaires (chauffage, transport...) moins sensibles à la conjoncture ;
- Depuis cinq ans, développement de l'activité GPL en Europe (Allemagne, Espagne, Suisse et Turquie, soit 30 % des volumes vendus, France comprise), en Afrique (Afrique du Sud, Madagascar, Maroc et Sénégal, soit 13%) et dans les Caraïbes (57 %) ;
- Bonne expertise en matière d'intégration de sociétés acquises, avec 148 M d'acquisitions en 2013 ;
- Situation financière saine encore renforcée en mai 2013 par une émission de Paceo.
Les points faibles de la valeur
- Sensibilité au climat social dans les Antilles françaises ;
- Pression structurelle dans le stockage des oléagineux et engrais qui apportent 12 % des recettes du stockage ;
- Dilution de la part des actionnaires en 2013 (lignes paceo et augmentation de capital pour financer l'acquisition des actifs caraïbéens de distribution de Chevron) ;
- Difficultés dans la distribution de GPL et de produits pétroliers en Afrique ;
- Impact des conditions climatiques sur l'activité Distribution de GPL.
Comment suivre la valeur
- Valeur de croissance et valeur « refuge » ;
- Croissance portée par des facteurs structurels à l'industrie pétrolière (complexité toujours plus importante de la logistique, réglementation accrue des normes en matière de stockage) ;
- Éventualité d'une taxation du diesel en France et risque d'une hausse des prix d'approvisionnement ;
- Poursuite des investissements industriels et des acquisitions en 2014, notamment dans le stockage en France, qui devraient soutenir la croissance attendue du chiffre d'affaires ;
- Valeur au capital éclaté mais non opéable, en raison de la présence d'associés commandités et gérants (1,96 % du capital seulement). LE SECTEUR DE LA VALEUR
Services aux collectivités
Neuf géants européens de l'énergie (Enel, Eni, E.ON, Gas Natural, GasTerra, GDF Suez, Iberdrola, RWE et Vattenfall) ont proposé une série de réformes dans le cadre de la mise en place d'un plan d'urgence. En jeu : la diminution de la consommation d'énergie, du fait de la concurrence des énergies renouvelables, et la baisse des prix. Les groupes proposent, entre autre, de freiner le développement des énergies vertes lourdement subventionnées. Ils suggèrent également de relancer le marché européen du carbone et de réserver les subventions aux technologies ayant réellement besoin d'un soutien de lancement, comme l'hydrolien ou l'éolien en mer.
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